Burundi Prostituee Transformee En Monstre

500La figure 1 confirme ce qui a été dit dans lintroduction de cette chronique, cest-à-dire, dans le domaine des sciences humaines, la forte proportion des études menées en milieu urbain un peu plus de 40 et, pour lensemble des recherches, une localisation prédominante sinon exclusive, dune part au sud-ouest dune ligne allant du confluent Congo-Kasai au sud du lac Tanganyika et, dautre part dans les hautes terres orientales Kivu, Ituri, Burundi, Rwanda. 496Sur le rôle des membres de la diaspora dans les trafics entre lEurope et le Congo, voir MacGaffey J. Et Bazenguissa, 2000. VELLUT J-L. 1999, Prestige et pauvreté de lhistoire nationale. A propos dune histoire générale du Congo, Revue belge de Philologie et dHistoire, 77, pp 480-517. REYNTJENS F. 2009, De grote Afrikaanse Oorlog. Congo in de regionale geopolitiek 1996-2006, MeulenhoffManteau, 364 p. LAURO A. 2005, Coloniaux, ménagères et prostituées au Congo belge 1885-1930, Bruxelles, Editions Labor-Histoire, 272 p. DELACOLLECTE C, TAELMAN H. W éry M. 1995, An etiologic study of hemoglobinuria and blackwater fever in the Kivu Mountain, Zaire, Annales de la Société belge de Médecine tropicale, 75, pp 33-41. SIDDIQUE A.K, SALAM A. Et al. 1995, Why treatment centres failed to treat cholera deaths among Rwandan refugees in Goma, Zaire, The Lancet, 345, pp 359-361. 389Cest dans les villes que le secteur informel prend les formes les plus diverses. Un livre sur léconomie de la débrouille en donne de nombreux exemples à Lubumbashi, Mbuji Mayi, Kisangani et Kinshasa à partir denquêtes menées par des chercheurs congolais comportant des interviews et des récits de vie recueillis de 1995 à 1997 de Villers G, Jewsiewicki B. Et Monnier L, 2002. Ces cas concernent le plus souvent des personnes qui ont une occupation officielle dans lenseignement, ladministration, luniversité, le milieu hospitalier, etc. Mais qui, faute de toucher leur salaire, donc victimes de ce quon a appelé la désalarisation, sont contraintes dexercer une autre activité dans la sphère informelle. A Kisangani, par exemple, où, à la fin des années 90, les taxis ont pratiquement disparu et où même les camions se font de plus en plus rares, les transports de personnes se font souvent en toleka. Le toleka est un vélo transportant un client sur son porte-bagage. Le plus souvent il nappartient pas au conducteur le porteur mais est loué à son propriétaire qui en tire ainsi quelques ressources Omasombo Tshianda J, 2002. Un autre cas significatif est celui d infirmières de lhôpital universitaire de Kinshasa, qui, pour survivre, sont contraintes de vendre, aux mères de la maternité, des pulls quelles tricotent, des confitures ou des beignets quelles fabriquent, des produits cosmétiques ou des bijoux de pacotille que leur envoient des parents dEurope, etc. Ndaywel è Nziem I, 2002. Un chapitre traite le cas des cambistes, partie visible du marché des devises, dont les centres se sont déplacés dans la ville de Kinshasa : au départ le beach Ngobila doù partent les navettes pour Brazzaville puis un quartier de Gombe qui fut surnommé Wall Street, puis éparpillement en dehors de cette zone, notamment à Matonge De Herd Y. Et Marysse S, 2002. Une communication traite aussi de la paupérisation des familles petites-bourgeoises après 1991, cest-à-dire à partir de la crise qui a accompagné la transition démocratique. Auparavant ces familles vivaient décemment grâce à des salaires certes très médiocres mais qui étaient payés Falangani Myondo Pashi, 2002. DE MEESTER T. 1998, Nationaliteit in Belgisch Congo : constructie en verbeelding, Afrika Focus, 14, 1, pp 7-16. burundi prostituee transformee en monstre 425L. De Saint Moulin continue à suivre la croissance des villes du Congo et les structures de son réseau urbain. Une de ses dernières publications sur ce sujet comporte des tableaux donnant la population des villes et cités en 1958, 1970, 1975, 1984 et 2004 et commente la situation de 2004. A cette date, la population urbaine fait 34,5 de la population totale et compte 25 villes de plus de 100 000 habitants, 19 villes de 50 000 à 100 000 et 35 centres de moins de 50 000 habitants de Saint Moulin, L, 2007. WILLAME J-C 1999, LOdyssée Kabila : trajectoire pour un Congo nouveau, Paris, Karthala, 250 p. 415On peut considérer comme des organismes urbains les capitales royales dAfrique centrale, particulièrement celles des royaumes de la savane, kanyok, ruund lunda et luba dans le Kasai oriental et le Katanga. Leurs marques actuelles, visibles sur les photos aériennes accompagnant larticle qui les décrit, sont des îlots forestiers englobant les tombes des rois kanyok sur le lieu où se trouvait le sérail du roi. Ces espaces étaient entretenus par un esclave, gardien de la tombe, qui mettait le feu tout autour vers le mois davril pour empêcher les grands feux de brousse de la saison sèche de détruire lîlot. Ces capitales politiques étaient aménagées généralement sur une crête, selon un modèle comportant un plan orienté et une organisation en quartiers. Au centre, le bâtiment prestigieux du roi ; en aval, la cuisine pour le roi et ses invités, en amont une place semi-publique pour les audiences et, plus en amont encore, la résidence de la reine-mère où se trouvait lentrée publique. Des quartiers homogènes épouses fécondes, épouses stériles, notables, artisans, guerriers sorganisaient tout autour, reproduisant limage du pays. Cest à côté de cette capitale que venaient camper les commerçants étrangers, les hommes fuyant dautres territoires et où se sont installés, par la suite, les représentants de lautorité coloniale. Il est fâcheux que ce thème très intéressant soit traité de façon fort confuse et que lauteur, dans sa première ligne, situe le pays des Kanyok à des altitudes andines ou tibétaines 4 000 m! sans doute sagit-il de pieds et non de mètres! Ceyssens R, 2007. On trouvera aussi des informations sur la naissance et lorganisation des capitales luba dans les publications de P. Petit signalées plus haut Petit P, 1996a, 1996b. GUICHAOUA A. 1995, Les crises politiques au Burundi et au Rwanda, 1993-1994, analyses, faits et documents, Villeneuve dAscq, Université des sciences et technologies de Lille, 794 p. VERHAEGEN B. 1993, Contribution à la biographie politique de Patrice Lumumba, Bull. ARSOM, 39, 4, pp 597-610. 78Sur la dorsale Congo-Nil, au Burundi, la forêt de la Kiribu ne représente plus que 10 dune ancienne forêt ombrophile. Le recul est dû aux activités agro-pastorales mais a peut-être été facilité par une fluctuation paléoécologique Peyrot B, 1997. Une enquête menée pendant un an dans des ménages sur huit sites différents du Rwanda montre quen 1992, 98 des ménages utilisent des combustibles traditionnels bois, charbon de bois, déchets de récoltes, un petit peu de tourbe. Le citadin, qui utilise du charbon de bois, consomme trois fois plus déquivalent-bois quun rural. En 1992, consommation totale de bois : 5,658 millions de m. Il aurait fallu presque quadrupler la superficie des bois de 1992 si on avait voulu assurer la consommation de lan 2000 en maintenant la valeur totale de la biomasse Karenzi P E, 1994. PETIT P Dir. 2004, Byakula : approche socio-anthropologique de lalimentation à Lubumbashi, Bruxelles, ARSOM, 366 p. burundi prostituee transformee en monstre NTUMBA LUABA LUMU 1999, Grandes puissances et avenir de la République Démocratique du Congo, in SABAKINU KIVILU dir, Démocratie et paix en République Démocratique du Congo, Kinshasa, Presses de lUniversité de Kinshasa, pp 219-240. DEVISCH R. 1994, De spiegeling voorbij : de verdorpelijking van Kinshasa, Bull. ARSOM, 40, 2 publié en 1995, pp. 141-165 HABIYAREMYE F.X, ROCHE E. 2003, Incidence anthropique sur le milieu montagnard du graben centrafricain : complément phytodynamique aux interprétations palynologiques, GEO-ECO-TROP, 27, 1-2, pp 53-62. burundi prostituee transformee en monstre DIBANGA B. ALEXANDRE J. 1996, Une terrasse fluviale associée à un seuil rocheux dans une région tropicale à saison sèche la Kafubu à Kamibikila, Shaba, Zaïre, Bull. SOBEG, LXV, 1, pp 35-47. 196 Les transports au début de la colonisation : Un fait anecdotique montre un aspect mineur des tentatives faites pour résoudre le problème du transport et de lutilisation de lénergie animale, lacclimatation des chevaux de trait paraissant impossible en Afrique centrale. La mémoire populaire a conservé le souvenir de larrivée, en 1904, à Léopoldville, depuis Ténériffe, à linitiative dun Commissaire de District du Stanley Pool, dune douzaine de dromadaires. Ils étaient une trentaine en 1910 après un deuxième arrivage et furent employés sur les chantiers de construction. On nen parle plus après 1913 Bontinck F, 1995a.